Le cursus

La psychologie à l’université

Chaque année, on demande aux terminales de formuler leur vœux concernant leur future orientation professionnelle. A 18 ans, ce n’est pas toujours facile de savoir ce dans quoi on va investir plusieurs années de notre vie. La psychologie est assez pratique dans ce cas, car c’est une filière qui permet d’avoir accès à plusieurs pistes professionnelles. Elle permet de s’ouvrir un peu plus sur les personnes et le monde qui nous entoure.

Le cursus de psychologie, comme beaucoup d’autres filières à l’université se présente sous le format LMD (Licence-Master-Doctorat). Cependant, la particularité de cette filière est que suivant les universités, une orientation thérapeutique peut être dominante par rapport à une autre. Par exemple, à Paris, l’université Paris Diderot (Paris 7) est réputée pour être axée essentiellement vers une approche psychanalytique. En général les universités, du moins en licence, c’est-à-dire avant d’avoir choisi sa spécialité, sont assez intégratives et prennent en compte les différents champs de la psychologie.

Quelques petites choses importantes à savoir

Avant d’envisager la psychologie comme une filière potentielle, il est important de savoir quelques petites choses dont nous n’avons pas forcément connaissance. La psychologie fait partie du domaine des sciences humaines et sociales, donc nous ne passons pas nos cinq années à réfléchir et  à étudier Freud en long en large et en travers. Il y a autant de matières scientifiques que de matières sociales. En psychologie il y a des maths ! Plus précisément des statistiques. Il y a également de la biologie la première année, puis de la neuroanatomie et de la neurobiologie les années suivantes. En Master vous pouvez également avoir de la psycho-pharmacologie (si vous choisissez la spécialité clinique). Avant d’angoisser parce que les matières scientifiques ne sont pas votre fort, sachez qu’en travaillant régulièrement, en posant des questions lorsque vous ne comprenez pas, en vous exerçant à la maison, vous avez toutes vos chances de réussir. Si vous avez lu mon parcours, vous savez que j’ai intégré la filière psychologie après 2 années de cursus purement littéraire et un BAC ES, donc avec 3 ans sans avoir fait de biologie et avec un niveau de maths, qui laissait à désirer : Eh bien je m’en suis très bien sortie, j’ai travaillé plus dur sur les matières qui me faisaient défaut et je n’hésitais pas à demander à mes amis ou mes professeurs dès que je ne comprenais pas. Pas de panique et croyez en vos capacités !

Une filière sélective

Je me suis rendu compte qu’en discutant avec des futurs bacheliers que peu d’entre eux savaient que la psychologie était une filière sélective. La filière psychologie attire beaucoup de monde notamment des personnes en reprise d’étude, malheureusement le marché du travail n’est pas hyper favorable pour les psychologues c’est donc en partie pour cela que les places sont limitées.  Il me semble important de le savoir avant d’entreprendre ces études. La sélection se situe dorénavant à l’entrée du Master, ce qui est beaucoup plus cohérent avec le format LMD actuel. Les places en Master sont limitées et cher ! Environ une quarantaine (voire moins suivant les spécialités) de places pour plusieurs centaines d’étudiants. La sélection est basée essentiellement sur vos notes de vos trois années de licence, votre TER (Travail d’étude et de recherche), de vos stages et autres expériences personnelles qui peuvent vous apporter un plus par rapport aux autres candidats ; et bien sûr un entretien face à un jury.

Les stages

Selon les universités, vous pouvez avoir la possibilité de réaliser des stages dès la L2. Les stages de licence sont des stages d’observation, ils sont assez difficiles à trouver, car ils ne sont que sur un semestre, une bonne raison pour s’y prendre de bonne heure ! En Master, ce sont des stages professionnalisants, c’est-à-dire que vos heures de stages comptent pour l’obtention du titre de psychologue qui est protégé par la loi et qui nécessite d’avoir au moins 500h de pratique. Ce sont des stages plus denses, ce n’est plus de l’observation, on vous demande de réaliser des entretiens, de faire des groupes ou autres activités en fonction de votre spécialité, en somme d’être un véritable apprenti psychologue. Durant ces années de stages, bien souvent un travail de recherche sous forme de mémoire y est associé.

La psychologie avec la nouvelle réforme des lycées

Avec la nouvelle réforme des lycées, terminé les BAC S, ES, L, STMG … Vous allez devoir faire le choix entre des matières majeures et mineures. Pas simple pour savoir quoi prendre si vous souhaitez vous diriger vers la psychologie. Voici un petit schéma qui pourra vous aider.

Les débouchés                

Évidemment le principal axe professionnel après un Master de psychologie est de devenir psychologue (peut importe la spécialité choisie, vous aurez le titre à l’issue du cursus, la spécialité sera mentionnée sur votre diplôme).  Mais il existe plusieurs autres pistes professionnelles accessibles avec une licence de psychologie.

Vous pouvez continuer dans des masters annexes :

  • Master MEEF : métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation.
  • Master Sciences et techniques biomédicales
  • Master en Sciences cognitives
  • Master Sciences de l’éducation

Vous pouvez vous tourner vers le paramédical, le social ou l’éducation.  La licence de psychologie sera un plus pour aborder ces différentes formations qui nécessitent un concours d’entrée pour ensuite continuer dans une école.

  • Aide-soignant
  • Infirmier (Le concours n’existe plus, il faut passer par ParcourSUP dorénavant, avec une sélection sur dossier)
  • Assistant du service social
  • Orthophoniste
  • Ergothérapeute
  • Art-thérapeute (pas de concours mais une formation)
  • Psychomotricien
  • Éducateur Jeunes Enfants
  • Éducateur Spécialisés
  • Conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation
  • CPE

Si vous ne souhaitez pas continuer après la licence, vous pouvez entrer dans la vie active en ayant accès à des métiers dans le secteur socio-éducatif : l’animation, l’aide à la personne, l’intervention socioculturelle, conseiller en insertion sociale et professionnelle, éducateur, AVS…

Je développerai les différentes spécialités de Master et leurs débouchés dans un autre article. Et vous, qu’est ce qui vous a donné envie (ou qui vous donne envie) de réaliser des études de psychologie ?

3 réflexions au sujet de “La psychologie à l’université”

  1. Un prof de M2 disait en souriant « Bien sur que tout le monde vient en fac de psycho pour se guérir soi-même… et c’est très bien comme ca ». Ca m’avait fait sourire, à l’époque…

    Un autre prof nous disait que « le score névrosisme du BFI est plus élevé chez les étudiants en psychologie que dans les autres filières ».

    Bref. Perso, je suis allé en psycho parce que j’avais bien aimé les cours de philosophie sur la conscience et que je voulais creuser cette piste, en gros…

    Et je l’ai creusé plus loin que je l’aurais imaginé à l’époque depuis… :sunglasses:

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