Séries et films

My beautiful boy

Aujourd’hui, je voulais vous parler de l’un des derniers films que j’ai vu. My beautiful boy raconte l’histoire, le combat qu’on traversé Nic Sheff et son père David, contre l’addiction de Nic à plusieurs substances. Le film est tiré du livre témoignage «beautiful boy » de David Sheff.

On y retrouve Nic, 18 ans qui a un avenir plutôt brillant devant lui. Il est accepté dans plusieurs universités, il aime écrire ; on voit chez lui un jeune garçon qui à l’air plutôt bien dans ses baskets en apparence, il s’entend bien avec sa belle-mère, est très complice avec ses frères et sœurs.

Puis nous apprenons que Nic est accroc à plusieurs substances, notamment le crystal meth depuis plusieurs années. S’en suis plusieurs cures de désintoxication dans plusieurs centres différents, avec la même volonté chez Nic : S’en sortir. Malgré cela, il rechute plusieurs fois tout au long du film.

Ce que j’ai apprécié dans ce film, c’est la justesse avec laquelle sont abordées les problématiques addictives aux substances. Que c’est une maladie qui peut être invisible. Qu’un rien peut nous faire rechuter, une boite de médicament qui traîne, la fin d’un long week-end agréable. En somme des déclencheurs très sensibles. On arrive à sentir la fragilité de Nic durant tout son parcours, qu’un rien peut le faire basculer, que c’est ancré en lui depuis très longtemps. (Dans le film nous apprenons qu’il se drogue depuis l’age de 12 ans).

Tout au long du film, on espère que Nic nous offre une raison qui expliquerait son addiction ; mais cette raison ne vient jamais. Nic se livre à un moment en disant qu’en essayant une fois, la meth, il s’est senti littéralement comblé, il avait l’impression d’être entier pour la première fois. Et depuis, il cherche à retrouver cette sensation. Il souffre énormément, mais ni lui, ni nous ne comprenons d’où vient ce mal-être. C’est quelque chose que je peux parfois retrouver chez certains de mes patients.

« Je sais maintenant qu’il faut que je trouve un moyen de combler ce gros trou noir en moi »

On le voit se battre, rechuter, se relever, être accompagné par sa famille. Son père qui ne lâche rien, qui se renseigne pour comprendre, qui va même jusqu’à tester lui-même le produit. Il veut comprendre pourquoi son fils ne s’en sort pas. La dimension familiale est intéressante à observer également, on comprend bien ici qu’il ne s’agit pas que de Nic, mais de ses parents, de sa fratrie. La drogue à un impact sur tout le monde autour de lui. On peut observer la problématique de tous les côtés, d’une façon globale.

Il y a une phrase que Nic dit à un moment qui m’a particulièrement marqué et qui démontre à elle seule, la complexité des problématiques addictives. Il s’agit d’une scène où Nic est au téléphone avec son parrain. Celui-ci lui dit « c’est ta maladie qui parle » et Nic lui répond : « I dont’t feel I have a disease (…) This isn’t like a fucking cancer. This is my fucking choice. I put myself here. » (Je n’ai pas l’impression d’avoir une maladie (…) ce n’est pas pas comme un putain de cancer. C’est mon choix. C’est moi qui me suis mis la-dedans ».

Si vous souhaitez en savoir plus, Nic et son père David ont écrit tout deux leurs témoignages. Ces livres ne sont malheureusement pas traduits et sont anglais.

Vous avez vu ce film ? Qu’en avez-vous pensé ?

2 réflexions au sujet de “My beautiful boy”

  1. Bonjour,
    Personnellement, je regarde et m’intéresse à énormément de choses, compulsivement, je dois d’ailleurs l’avouer. Les films et séries, comme En thérapie, que j’ai presque achevé de regarder. Mais, il y a une chose que je ne peux, absolument pas faire, c’est regarder un film, une série ou même lire un livre , où un enfant souffre. Dès que je vois qu’il est question de la douleur ou du chagrin d’un enfant, je passe à autre chose. Je suppose qu’il s’agit là d’un relent des violences très dures subies dans mon enfance ? J’étais, parait-il, très dur et très pénible à élever. Je viens d’apprendre, officiellement, je m’en doutais déjà, que je souffrais d’un TDAH. À l’époque, il a été soigné par mes parents, par des coups très violents au quotidien et même par du martinet. Et, comme j’étais le seul des 4 enfants à être ainsi traité, je me suis imaginé une foule de choses (enfant sûrement adopté etc). C’est dommage, ça me prive de certaines belles histoires. Mais, j’ai appris à me connaître et je dois faire avec ma sensibilité. Au plaisir de continuer à vous lire.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s